Bon, je ne vais pas y aller par quatre chemins : j’ai fait une expérience stupide. Genre vraiment. Moi, Aurélien, amateur de thé (et de tout ce qui va avec), j’ai décidé d’arrêter le thé pendant une semaine. Pourquoi ? Je ne sais pas, une envie soudaine de me tester, de voir si mon corps allait se rebeller ou me remercier.
Le résultat ? Disons que mon organisme ne m’a pas félicité. Spoiler alert : il y a eu des moments de solitude, de fatigue, et un moral en chute libre. Bref, une semaine à oublier.
Jour 1 : Ça commence bien… ou pas
Premier jour sans thé. Je me lève et, comme un robot, je vais vers ma boîte de Gyokuro. Sauf que non, aujourd’hui c’est “no tea day”. Résultat, je bois un verre d’eau. C’est fade. C’est triste. J’ai l’impression de commencer une cure forcée.
Dans la matinée, rien de fou. Un peu de fatigue mais bon, ça passe. Par contre, j’ai déjà l’impression qu’il me manque quelque chose. Pas de thé chaud entre les mains, pas cette petite dose de bonheur liquide. Mais bon, c’est que le premier jour, je tiens le coup.
Jour 2 : L’envie de meurtre
Bon, on va être clair : ça va déjà moins bien. Je suis irritable. Genre vraiment. Le genre de personne à qui il ne faut pas parler sous peine de se prendre une réflexion bien sentie. Mon cerveau tourne au ralenti, je me traîne, et je commence à comprendre à quel point mon thé du matin me donnait un coup de boost.
Mon entourage commence à se poser des questions. “T’as pas bien dormi ?” – Non, c’est juste que j’ai fait l’erreur du siècle en arrêtant le thé. J’envisage sérieusement de tricher.
Jour 3 : La descente aux enfers
J’ai mal à la tête. Genre, un véritable marteau-piqueur dans mon crâne. J’ai lu quelque part que c’est un effet du sevrage de la caféine (ou théine, appelez ça comme vous voulez). Génial. Je n’ai pas signé pour ça.
En plus, mon transit me remercie… à sa manière. Disons que le thé, en bon régulateur digestif, m’évitait quelques désagréments. Là, c’est la fête du ballonnement et du ventre lourd. Je commence à voir la lumière au fond du tunnel… mais en fait non.
Jour 5 : La dépression (ou presque)
Je suis fatigué, mon moral est au plus bas, et je commence à me poser de sérieuses questions sur l’intérêt de cette expérience. Je me rends compte que mon thé de l’après-midi me permettait de tenir bon, de garder un semblant d’énergie et de motivation.
Sans lui ? Je suis devenu un zombie. J’erre entre mon canapé et mon bureau sans but précis. Je regarde mon placard à thé comme un ex qu’on regrette d’avoir quitté.
Jour 7 : L’illumination
Ça y est, j’ai tenu une semaine. Est-ce que je me sens mieux ? Non. Est-ce que mon corps me remercie ? Encore moins. Est-ce que je vais refaire ça un jour ? Certainement pas.
Ce que j’ai appris ? Que le thé n’est pas juste une boisson. C’est une habitude, un rituel, une source de bien-être. J’ai aussi appris que mon organisme était beaucoup plus accro à la théine que je ne le pensais. Je pensais pouvoir m’en passer facilement… ERREUR.
Le retour triomphal du thé
Le lendemain matin, j’ai repris une tasse de Matcha. J’ai senti la caféine (oui, je sais, la théine, blablabla) me réveiller, mon énergie revenir, mon humeur s’améliorer.
Donc si un jour vous vous dites “tiens, et si j’arrêtais le thé pour voir ?” – mon conseil : Ne. Faites. Pas. Ça. Ou alors, préparez-vous à en payer le prix.
En tout cas, moi, je reprends une tasse et je savoure chaque gorgée.


